Août 2011, Jalcomulco, 35 degrés Celsius

Ola la banda!

Oui, je sais, ça fait un petit paquet de temps que je n’ai pas écrit.

J’ai envie de tout vous raconter, la Californie, le Road trip, les problèmes de barrages hydroélectriques qui vont tuer la rivière, de faire un petit bilan de mon année loin de France et comment ça se passe ici depuis mon retour à Jalcomulco.

Mais on va y aller tranquillement, je ne veux pas vous fatiguer les yeux.

Alors je commence par la fin. Depuis une semaine, un truc de fou est entré dans ma vie : J’apprends à devenir GUiDe de rAfTiNg ! !!!

C’est une profession que j’admire, que je respecte, et que je considère comme la plus intense de toutes celles qu’on trouve ici. Parce que la rivière peut être dangereuse, parce que tu as un équipage à mener à bon port, parce qu’un rafting, c’est quand même énorme (70 kilos).

J’ai eu plein d’occasions de descendre la rivière avec mes potes d’ici, c’est très rock’n’roll. Je me méfie d’elle, qui est bien plus haute depuis la saison des pluies, et que j’ai vue en furie quelques fois aussi, et ça m’est déjà arrivé de tomber dans l’eau, d’en avaler plein et d’avoir le souffle coupé.

 Et il y a quelques semaines, Camaron me demande si j’aimerai apprendre à barrer. Je dis « ah oui carrément ! ».  Ca me démangeait, surtout depuis la compétition pour les sélections nationales qui a eu lieu ici début juillet, et dans laquelle j’étais à fond,  en tant que supporter de l’équipe des filles. J’avais envie d’aller ramer avec elles !

Il m’a invité à venir pagayer et c’était cool. Plus tard, je le croise sur le pont, et il me demande ce que je fais en ce moment et me dit que son boss, le proprio du campement où il travaille, lui a dit que si je voulais , je pouvais être formée dans son campement et tout et tout ( et tout et tout signifie :  s’il y a des clients, je suis nourrie 3 fois par jour, je peux travailler dans le camp comme je veux et recevoir un peu d’argent aussi : aider les filles à la cuisine = apprendre à cuisiner mexicain, encadrer et divertir les clients,  être guide de tyrolienne,  de rando, …  ).

C’est donc grand luxe. J’ai du mal à réaliser l’offre qu’on me fait. On me nourrit pour m’apprendre un truc incroyable. Bon, bien sûr, je me lance dans une affaire pas simple. J’ai beaucoup à enregistrer et c’est un vrai défi.

Sensations fortes sur sensations fortes, ampoules sur ampoules.

Pour mon corps aussi, c’est rude. J’ai les muscles (tous les muscles, des orteils à la nuque, en passant par les chevilles, les cuisses mon dieu, les deltoïdes, les pectoraux, les abdos, tous…) en compote aujourd’hui, car j’étais sur la rivière les 6 derniers jours. Pour la peau aussi ça fait mal. J’ai des brûlures, des bouts de peau arrachés, des bonnes ampoules, des bleus, des coups de soleil car mon écran total waterproof n’est pas rafting-proof. La peau du dessus de mes genoux est noire ! Peut-être que je suis en train de me transformer en mec…  Y’a pas beaucoup de filles dans le milieu du raft. En tous cas, ici, je suis la seule. Il y en a bien eu deux, mais elles ne sont pas là en ce moment. Je dois me surpasser !

Le premier jour, Camaron était mon prof, il m’a fait guider un tiers de la rivière. Il m’a dit « tu t’assois ici et tu guides ». Quoi quoi quoi ??? Et waw ! Comment bien amener le raft dans les rapides, avec leur belles vagues et leurs trous dans tous les sens, l’adrénaline est encore plus forte quand tu es capitaine du navire !

Il m’a dit quelque-chose comme « tu vas souffrir, et tu vas adorer ! ».

Si la rivière est trop haute, je ne guide pas encore, idem dans les rapides qui bougent bien, j’observe,  je laisse les pros faire le boulot. J’adore la mentalité, l’esprit d’équipe est très fort, tout se base sur l’entraide entre l’équipage. Et tu dois y aller, ne pas te poser de questions, faire fonctionner ton intelligence, ton observation, tes reflexes.

J’ai  5 profs ! Choskia, Camaron, Carlangas, Albino et Korea. Et ils sont cools avec moi ! Ils m’apprennent aussi à préparer le matériel, le charger, fixer le bateau, faire des nœuds solides mais faciles à défaire, les consignes de sécurité, les premiers gestes d’aide, les trucs et astuces, et comment mettre l’ambiance dans le raft.

Et Liki aussi, qui ne bosse pas là tout le temps, mais qui est de la banda, quand il me voit, me donne ses bons conseils, ses astuces (comment sortir de l’eau avec une pagaie par exemple) et ses encouragements.

Et voilà.

Tout va donc TRÈS BIEN. Muy bien muy bien!

Je vous embrasse mes chers lecteurs.

Noemie

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~ par eimeon sur août 10, 2011.

6 Réponses to “Août 2011, Jalcomulco, 35 degrés Celsius”

  1. J’ai envie d’apprendre le rafting avec toi!!! JE VIENS!! Bises Julia

  2. Oui, viens!
    J’ai besoin de giiiiiirls pour faire un équipage féminin!

  3. t’as 2 mois pr devenir un super guide… ;-)

    • Pourquoi, tu viens dans deux mois????
      Tu sais quoi, en vrai, j’ai besoin de descendre la rivière une vingtaine de fois et là, j’aurai à passer l’exam qui dira si oui ou non je peux être pro!!!
      Si je continue à ce rythme de 4/5 descentes par semaine, ça devrait le faire!!!!
      Mais purée, j’ai des bras énoOOOrmes maintenant…

  4. La classe Noëmie !!!
    ça donne envie ! je vois bien une équipe de quiches sur un rafting en folie en plein milieu d’une rivière déchaînée… j’hurle déjà de trouille !
    Non, je ne suis pas une froussarde…

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