Observons l’effet du rafting sur mon corps:

 

Ca fait trois mois que je pratique de façon hebdomadaire. Il y a des clients tous les weekends.  Le weekend peut commencer le jeudi ou le vendredi et se terminer le lundi (ou le mardi, comme hier).

Quand il y a vraiment beaucoup de monde, je ne guide pas, je rame, pour aider. Et toujours j’observe la rivière, son courant, son chemin, comment les guides s’en sortent là-dedans.

Quand il n’y a pas trop de rush, je guide des petits bouts de rivière.

Et quand il y a très peu de clients, il y a toujours un raft de sécurité, sans clients dedans, et là, je peux guider autant que je veux.

Voilà. Lundi, j’ai descendu la rivière toute seule aux commandes. Korea m’a aidé pour la Cueva et Carlos pour la Bruja Blanca, des rapides de classe VI ½ voire V.

Je me suis quand même mangé des pierres, des trous d’eau, on a failli se renverser et si mon équipage n’était pas expérimenté, peut-être même que j’en aurai perdu en route…

Bon. C’était l’intro.

 

Le système pilaire et capillaire : Tous les poils qui sortent au grand jour sont blonds blonds blonds, ce qui fascine mes amis Jalcomulcaniens qui me demande si je les décolore.

Les cheveux, ça va, ils sont super courts. Avec le casque et l’eau ce n’est pas le top, mais faut dire qu’à part les laver, je ne les entretiens pas. Je les coupe des fois et c’est tout.

La peau : alors là, je ne commence pas par le plus facile… ma peau, la pauvre. J’ai environ 5 couleurs de bronzage différentes. Celle de mon maillot de bain, celle de ma tenue débardeur-short, celle de ma mini-jupe de rafting… ah oui, je me suis donné le défi de mettre des petites touches sexy dans le monde du rafting. Avant-hier j’ai essayé le vernis à ongle (noir avec des paillettes pour rrrraloween, c’est Jasivé – prononcez Rasibé – 15 ans, qui me l’a filé), mais euh, non, il s’est écaillé, je crois, avant même de mettre un pied dans la rivière.

Donc les couleurs de peau : il y a aussi la marque de ma tenue short de rafting-lycra. Le maillot en lycra me protège vraiment bien du soleil, mais il a les manches qui m’arrivent aux coudes. Même avec de l’écran total waterproof sur chaque parcelle exposée, on voit la différence entre mes avant-bras et mes bras, euh, mes biceps-triceps pardon ! Le short m’arrive au dessus du genou alors bon dans cette zone, la peau est quasi noire.

J’ai également de magnifiques doubles rayures sur les pieds. Mes sandales de rafting…

Ensuite, d’être beaucoup dans l’eau, ça me la dessèche un peu. Là que la saison humide est un peu passée, je le sens plus.

Et aussi, je ne sais pas ce que fout mon système, mais je me fais une petite crise d’adolescence…A 28 ans j’ai des boutons qui sortent sur la tronche, c’est nouveau. À 18 ans, je n’avais même pas un appareil dentaire…

Ou alors c’est l’effet Californie. Je crois que les boutons datent de mon dernier séjour là-bas, en juin. Et comme la fois antérieure, il y a un an, je m’étais découvert des tâches de dépigmentation entre les deux omoplates, peut-être, qui sait, y a-t-il un rapport ?

Mais je m’égare, ce n’est pas à cause du rafting.

Ok.

Toujours la peau, celle de mes mains :

Pouce gauche : écorchure sur la deuxième phalange.

Index gauche : corne à l’intérieur de la première phalange, à cause du T de la pagaie.

Pouce droit : brûlure ouverte sur la dernière phalange, à cause de la corde qui entoure le raft (les gros rafts, parce qu’on en a aussi deux de 14 pieds qui sont plus cools selon moi). Et sur laquelle je me suis éraflée deux jours de suite.

Dans la face interne, la peau est en train de se durcir, là ou je rencontre le manche de la pagaie.

Majeur droit : corne à l’intérieur de la deuxième phalange. Cicatrice d’ampoule sur l’extérieur de la deuxième phalange (qui a eu bien du mal à se refermer du fait de l’eau).

Annulaire droit : corne à l’intérieur de la deuxième phalange. Coupure sur le dessus du doigt, près de l’ongle. Un jour on ramait, et je vois du sang sur le ponton. Ca venait de ma main. Je ne m’en étais pas rendue compte, mais en allant chercher dans les pierres et le courant la pagaie qu’un client avait perdue, j’avais un peu glissé, et c’est sûrement comme ça que je me suis coupé un bout de peau.

Cheville droite, malléole extérieure : une cicatrice. C’était mon troisième jour dans la rivière. Camaron m’avait donné les commandes et m’aidait, mais quand on est passé dans le rapide de la Brujita, j’ai changé l’orientation du bateau et on s’est retourné, et ma cheville a rencontré une pierre. Ca fait trois mois et je crois que je vais gardé encore longtemps ce souvenir.

La peau des pieds : on rencontre également des écorchures, traces de brûlures-ampoule sur les orteils.

Passons à la seconde couche de mon corps. Celle où il y a les BLEUS !!!!!

Là, en ce moment, j’en ai un juste en dessous de la fin de mon deltoïde droit. Aucune idée de comment c’est arrivé. Dans un moment d’adrénaline, je présume.

Genou droit : bleu à l’intérieur.

Tibias : les pauvres, ils se mangent des pierres de la rivière… C’est les premiers visés. Et du fait de ma position dans certains rafts, c’est aussi le tibia qui sert d’appuis-amortis sur le ponton, ça fait un peu mal aussi.

Hanche droite, là où il n’y a pas de gras, j’ai un bleu. Cet os rencontre régulièrement le manche de la pagaie. Ah et dans l’aine aussi, c’est un peu bleu-vert. Mais je travaille mon geste et je me cogne de moins en moins.

Intérieur de l’avant-bras gauche. Petit bleu.

Visage : lèvre supérieure. Bravo Noëmie, hier, je rangeais le matériel et hop, toute seule comme une grande, je me suis mangée une pagaie ! Fallait le faire et je l’ai fait !

Les muscles ! TOUT mon corps travaille. J’ai des courbatures environ 6 jours sur 7. Et pourtant je m’hydrate et je m’étire, ça fait trois mois que je rame, mais non, ça continue encore!

Les filles, je crois que le rafting, c’est juste super top pour sculpter le corps.

Les jambes sont peut-être là où je souffre le moins. Elles me servent de base dans le bateau. C’est mon appui et elles doivent être comme soudées au bateau. C’est comme être en « mapu », une position de kung-fu de grande stabilité, mais ouille les cuisses !

Le postérieur, ouhla, il s’est tonifié comme jamais. Je le sens bien. Et en observant de plus près, j’ai carrément moins de cellulite qu’avant.

Passons à la ceinture, comme ils disent ici ! Bah j’ai toujours ma petite bouée (on ne sait jamais !), mais dessous, c’est du béton ! Toute la taille et l’abdomen bossent dur. L’orientation de la pagaie commence là. Des fois, il faut aller chercher l’eau plus loin, attaquer la vague, changer très vite la direction du bateau… et là, c’est presque tout le corps qui sort du raft, et c’est la ceinture qui tient tout ça.

J’ai des petits pec’ aussi. Soutien-gorge naturels ! ;-p

Les épaules, c’est là qu’en général j’ai les courbatures les plus fortes. J’avais peur de me transformer en routier, mais ça va.

Mes deltoïdes sont mes deux meilleurs amis. Mais là, le droit est un peu contrarié, depuis deux semaines… je vais aller voir un super masseur à Coatepec.  En juillet, il m’avait réparé la cheville gauche avec brio.

J’ai aussi perdu le flop-flop du dessous des bras. Mes ailes de chauve-souris.

Je n’ai pas encore les bras de Madonna, parce que bon, j’aime bien manger, il faut le dire. Mais ça progresse !

Dans les parties plus profondes, au niveau des organes, je crois que ça va. Mon système digestif fonctionne bien. Et il faut dire que la petite montée de stress avant d’aller à l’eau active bien tout ça !!!

Juste au niveau du foie, pas de soucis, mais à surveiller. Je dis ça, parce que dans le rafting d’ici, la règle, c’est que celui qui tombe dans l’eau paye sa tournée de bière. Et ça arrive pas mal de fois !

Les poumons vont bien aussi. D’être entre une et deux heures (voire 4h les weekends chargés) à ramer m’oxygène bien. Je respire de l’air pur !!! Mais je devrais m’entrainer à l’apnée… Il y a deux rapides ici, si tu tombes dedans, il y a comme un effet de machine à laver et tu ressors de l’eau plusieurs secondes après… et ça peut être de longues secondes sans air… Donc j’aimerai bien être prête pour le jour où ça arrivera.

Je me suis bien accoutumée à la nourriture d’ici. Ca me réussit bien, et la farine de maïs, je la digère mieux que celle de blé. Je crois qu’elle me rend moins flapie.

Plus tonique mais plus lourde aussi (2 kilos de plus qu’à mon départ de France). Mais en muscles.

 

Et une petite vidéo spéciale RRrralloween et fête des morts, contribution de ma généreuse rivière: Cliquez ici 

 

 

 

Publicités

~ par eimeon sur octobre 31, 2011.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :